Passer un entretien en anglais déclenche souvent un double stress : celui du recrutement, et celui d’être jugé sur une langue que l’on ne maîtrise pas totalement. Pourtant, avec les bonnes phrases, les bons réflexes et une vraie compréhension des attentes culturelles, cet exercice devient une opportunité de vous démarquer.Cet article vous guide pas à pas : expressions essentielles, erreurs à éviter, vocabulaire pour briller, et clés pour sonner à la fois fluide, naturel et professionnel.Même avec un niveau d’anglais imparfait, vous pouvez inspirer confiance — à condition de savoir comment structurer vos réponses, exprimer votre motivation et gérer la communication interculturelle.

>> Les réponses attendues aux questions classiques : qualités, défauts, motivations.

>> Comment garder le contrôle face aux questions déstabilisantes et affirmer sa posture pro.

>> Recette et exemples concrets pour créer un pitch clair, concis et mémorable.

>> Les faux pas fréquents en entretien et les techniques pour les transformer en points forts.

>> Entretien visio : caméra, lumière, ton de voix, regard — projeter confiance à distance.

Les entretiens d’embauche en anglais ne sont plus réservés aux postes internationaux : la majorité des entreprises françaises, européennes et globales utilisent aujourd’hui l’anglais comme langue professionnelle, que ce soit pour collaborer avec des équipes hybrides, travailler avec des clients étrangers ou intégrer un environnement multiculturel. Selon Indeed, les recruteurs posent aujourd’hui plus de 30 questions standardisées en anglais dans les processus d’embauche, même lorsque le poste est basé en France. ¹ (source : Indeed, Nov 2025)
Réussir un entretien en anglais, ce n’est pas seulement prouver que l’on "comprend" la langue : c’est montrer que l’on sait communiquer clairement, gérer son niveau de stress, parler de soi avec fluidité et naviguer dans des codes culturels différents. Harvard Business Review rappelle que l’un des principaux freins à l’expression orale en anglais n’est pas le niveau linguistique, mais la peur d’être jugé ou de "mal dire" ² (source : Harvard Business Review). Cette peur peut réduire la confiance en soi, faire perdre ses moyens ou rendre l’expression hésitante.
Au-delà de la langue, réussir un entretien en anglais implique aussi de comprendre certains codes culturels : communication directe ou indirecte, degré d’assertivité, manière de parler de ses succès, ou encore manière de poser des questions. Le travail d’Erin Meyer sur les différences culturelles montre à quel point ces éléments influencent les perceptions entre recruteur et candidat ³ (source : Deel – The Culture Map / La Carte des Différences Culturelles).
Dans cet article, vous découvrirez :
Les recruteurs anglophones utilisent des questions standardisées pour comparer les candidats équitablement. En préparant des phrases simples, claires et maîtrisées, vous réduisez le stress tout en donnant une image fluide et professionnelle.
C’est la question la plus fréquente selon Indeed. Elle sert à mesurer votre clarté, votre capacité de synthèse, et votre aisance à vous présenter et en dire plus sur vous-même et votre parcours.
Cette structure est universellement reconnue comme la plus claire et la plus professionnelle.
Indeed recense les questions les plus courantes en anglais. En voici quatre incontournables avec des modèles simples.
Modèle :
Il est important d'utiliser ici des exemples mesurables et quantifiable (comme la méthode "Situation / Tâche / Action / Résultat").
Modèle :
Les recruteurs anglophones apprécient l’honnêteté ainsi que la capacité d’auto-amélioration chez les candidat(e)s.
Modèle :
À cette question, votre réponse se doit d'être orientée valeur ajoutée / valeur singulière et différenciante.
Modèle :
Les entreprises anglo-saxonnes cherchent le fit (le match humain ou l'adéquation entre personnes) et pas seulement les compétences — qui sont souvent à mettre en avant en France.
Les recruteurs s’attendent réellement à ce que le candidat pose des questions. Plus vos questions seront réfléchies en amont et plus vous serez perçu(e) comme en train de démontrer un intérêt fort envers l'entreprise en question.
Ces questions montrent engagement, maturité et compréhension du rôle.
En guise de mini-résumé nous pourrions dire que les Français préfèrent remercier avec mesure et formalité (mais pas trop non plus), en restant centrés sur le poste et la discussion — mais pas sur la relation en elle-même. Exemple :
"Merci pour votre temps et pour la qualité de cet échange. J’ai apprécié en apprendre davantage sur le poste."
☞ Aux États-Unis un remerciement trop neutre sera perçu comme distant ou désengagé. Le style américain valorise ceci :
Exemple :
"Thank you very much for your time today. I really enjoyed our conversation and I’m genuinely excited about the opportunity to contribute to your team."
☞ Les Britanniques quant à eux, valorisent la retenue élégante et la gratitude exprimée avec finesse — sans surenchère émotionnelle comme aux USA. Le style britannique se situe entre le Français et l’Américain, avec deux règles d’or pour rester dans "l'humilité codée" :
Exemple :
"Thank you very much for your time today. I appreciated our discussion and would be delighted to contribute to your team should the opportunity arise."
Réussir un entretien en anglais, ce n’est pas seulement bien parler. C’est aussi éviter les maladresses culturelles et de langage.
Quelques uns des exemples classiques de fautes commises par les francophones :
Si votre anglais est d'un niveau moyen, aucune panique : vous progresserez naturellement en vous plongeant dans la vie culturelle et grâce à vos interactions du quotidien.
Pour l'entretien, utilisez un anglais simple, clair et direct. Évitez tout risque de vous emmêler les pinceaux et de dire le contraire de ce que vous souhaiteriez transmettre.
Harvard Business Review explique que la peur de parler anglais vient souvent d’une appréhension de jugement, qui diminue la performance ² (source : HBR).
En effet, replacez vous dans le contexte : si vous étiez aux Ressources Humaines d'une entreprise Française et que vous deviez professionnellement tenter de comprendre un candidat Anglais postulant dans votre entité, vous seriez concentré(e) à tenter de comprendre son français — vous ne jugeriez pas son niveau de façon à part entière. C'est le même principe pour vous, si vous vous retrouviez dans la situation de postuler en anglais.
D'un autre abord, s’excuser pour son niveau d'anglais ("Sorry for my English…") n'est pas une option car cela envoie un signal négatif : manque de confiance, doute, remise en question.
Ces phrases montrent assurance et professionnalisme. Vous vous ré-appropriez le rythme de l'échange en même temps.
Dans de nombreuses cultures anglo-saxonnes, la concision est un critère d’évaluation. Utilisez le processus STAR comme recommandé plus haut (Situation / Task / Action / Result) qui est un standard international.
L'experte Franco-Américaine en communication multiculturelle, Erin Meyer, identifie plusieurs dimensions qui influencent fortement la communication interculturelle ³ (Deel).
Les recruteurs anglophones valorisent le ton, l’énergie, le sourire, la confiance, et même avec un anglais imparfait, un ton clair et affirmé crée l'impression professionnelle que vous souhaitez véhiculer à votre interlocuteur / interlocutrice.
Voici plusieurs des catégories de vocabulaire essentielles pour sonner naturel(le) et professionnel(le), qui permettent d'alléger la conversation et de la fluidifier.
Employer des superlatifs dans votre discours, qui expriment l'action, des qualités portées vers le haut, vous permettra de transmettre votre engagement et témoigner de votre professionnalisme.
Ces connecteurs véhiculeront immédiatement une impression de fluidité car ce sont des marqueurs temporels, structurels et de liaison.
Réussir un entretien en anglais ne dépend pas uniquement du vocabulaire ou du niveau de langue : c’est un mélange de préparation, de confiance en soi, de structure et de compréhension culturelle. Même avec un niveau imparfait, vous pouvez faire forte et bonne impression si vous maîtrisez plusieurs phrases clés, évitez les erreurs les plus courantes et adoptez un style de communication clair avec des phrases courtes, professionnelles et adaptées aux attentes internationales.
L’essentiel est de :
Un entretien en anglais n’est pas un test de perfection linguistique, ni un examen académique mais un test de communication professionnelle. Avec les bons réflexes, vous pouvez briller — même au travers d'une seconde langue.
¹ "35 Questions for an English Interview (With Sample Answers)", Indeed, 2025.
² "Assessment: What’s Feeding Your Fear of Public Speaking?", Nancy Duarte, Tomas Chamorro-Premuzic, 2016.
³ "Improve Global Teamwork with Erin Meyer’s Culture Map", Jemima Owen-Jones, 2025.
⁴ "La Carte des Différences Culturelles - 8 Clés Pour Travailler à l'International", "The Cultural Map", Erin Meyer, 2014.
>> Les réponses attendues aux questions classiques : qualités, défauts, motivations.

>> Comment garder le contrôle face aux questions déstabilisantes et affirmer sa posture pro.

>> Recette et exemples concrets pour créer un pitch clair, concis et mémorable.

>> Les faux pas fréquents en entretien et les techniques pour les transformer en points forts.

>> Entretien visio : caméra, lumière, ton de voix, regard — projeter confiance à distance.
